Article écrit par Raphaël Boué-Morel
Adieusiatz ! Bon, il s’est passé quelque chose sur WhatsApp mercredi dernier :
Un débat très important en effet. Crédit d’image : capture d’écran WhatsApp par Alexandre C.
En tant que Toulousain, je suis obligé de réagir en vous offrant ce petit hors-série (fòra de seria) dédié à un excellent plat occitan : le cassoulet.
Les origines du cassoulet sont plutôt incertaines. D’aucuns disent qu’il date de la guerre de Cent Ans et qu’il serait originaire de Castelnaudary (Castèlnau d’Arri), alors assiégée par les Anglais. Les chauriens auraient alors rassemblés tous leurs restes (des fèves – et non des haricots qui n’avaient pas encore été importés d’Amérique – et de la viande) afin d’en faire un râgout qui aurait redonné de l’énergie aux soldats. Cette légende est partiellement vraie sur le fait que l’origine probable du cassoulet serait la nécessité pour les paysans de faire un plat rassasiant avec les restes en période de famine.
Le cassoulet, qui s’est appelé estoffet jusqu’au XVIIe siècle, pris le nom qu’on lui connaît aujourd’hui en référence au plat dans lequel il cuit : la cassole (caçòla), un plat en terre cuite émaillée généralement fabriqué à Issel, dans l’Aude.
Une cassole (caçòla). Crédit d’image : ignis, CC BY-SA 3.0, via Wikimédia Commons.
Plusiers écoles existent en ce qui concerne le cassoulet. Les ingrédients de base sont bien sûr les haricots (bien souvent du lingot de Castelnaudary ou du haricot tarbais), la couenne, parfois la tomate, mais ce qui divise le plus l’Occitanie est la viande :
Cassoulet de Castelnaudary. Crédit d’image : GD. Guilhem06, Domaine public, via Wikimédia Commons.
Venons-en au sujet principal : les raisons pour laquelle le cassoulet de Toulouse est le meilleur de tous les cassoulets.
Blason de la ville de Toulouse, comportant sa devise Per Tolosa totjorn mai (Pour Toulouse toujours plus). Crédit d’image : Nescd, CC BY-SA 4.0, via Wikimédia Commons.
Mercés a totes e totas, e a dins doas setmanas !
*J’utilise l’orthographe rectifiée de 1990.